Arts sonores

COMMENT OÙ LE SON


Inspiré du concept de rapidité différenciée du géographe Jean Ollivro, c’est à dire le processus qui conduit à la mise en place de territoires parcourus à des vitesses de plus en plus variables, Tom Jacques a tenté, à petite échelle, de transposer artistiquement le concept à ce dispositif sonore et de réfléchir par le biais de celui-ci les conséquences de la vitesse sur notre rapport aux sons. L’oeuvre interactive, considérée comme un territoire en elle même, possède trois manivelles qui permettent de faire avancer un plectre à différentes vitesses. Ce dernier, une fois le mécanisme enclenché, entre en contact avec une autre matière vibrante pour produire des sons. Quels rapports entretiendrons-nous avec ceux-ci et chacune des vitesses? Comment les différentes vitesses des mécanismes inhérents à l’installation influenceront le son dans un pareil contexte? Ce dispositif s’inscrit dans les divers moyens empruntés par l’artiste pour lui donner de nouveaux éléments de compositions et lui permettre de poursuivre sa recherche sonore.

Création solo

Technicien Louis André Saint-Laurent

BOIS DE BOUTTE

L’œuvre possède 5 branches résonantes dont le timbre varie lorsqu’elles sont frappées de bas en haut. Sur certaines branches sont installées des cordes qui peuvent être jouées à l’archet et il est possible de réaliser des glissandos grâce à des ponts amovibles. L’instrument possède également un petit lithophone intégré, c’est-à-dire un ensemble de pierres sonores. Finalement, de petits microphones contacts sont installés au bas de l’instrument pour amplifier tous les sons.

Co-création avec Marius Harton et Bascaille

PATENTE À DÉCOUDRE

Cette oeuvre est faite à partir de matériaux recyclés qui comprend un ancien baril de miel métallique ainsi qu’un silencieux automobile. Le tonneau entre en rotation à l’aide d’un mécanisme au pied et permet de créer des sons continus sur la surface. Des tiges de métal sont fixées sur le couvercle, elles peuvent être jouées à l’archet ou bien frappées. Pour ce qui est du silencieux, il peut être joué avec des baguettes ou tout autre objet intéressant.

Co-création avec Louis André Saint-Laurent et Bascaille

OEUVRE ROTATIVE

Cet instrument explore la rotation rapide l’aide de trois mécanismes indépendants. À gauche, une rotation verticale activée par la manivelle adjacente, cet axe permet de déposer des choses à l’intérieur des objets en rotation. À l’extrémité de droite, une roue de bicyclette permet de faire tourner la tige horizontale à une grande vitesse. Finalement, la cuve de métal possède un système qui permet de tourner sur elle même. L’indépendance des mécanismes permet de créer des relations complexes entre les différents sons.

Co-création avec Emmanuel Guy et Bascaille

TABLE D'IMPROVISATION

Cette table comprend plusieurs petites peaux installées sur des cerceaux de bois et une grande peau de timbale baroque qui reste tendue à l'aide d'une lampe située juste en dessous. Il est possible d'ajouter et de retirer facilement les objets pour les remplacer par d'autres. Sur cette photo nous pouvons également apercevoir des languettes de bois inspiré du kalimba et des tiges métalliques avec des cornets en verre à leurs extrémités pour produire des effets sonores particuliers. La table possède un support permettant d'y accrocher toutes sortes objets. Le tout est amplifié par des microphones contacts.

Co-création avec Emmanuel Guy

BLOCS DE BOIS

Cet instrument consiste en deux séries de 9 blocs de bois qui couvrent plusieurs fréquences. Ces blocs ont été développé pour être joué par des musiciens. Chaque bloc de bois possède trois sons assez distincts en plus d'une grande variété entre ceux-ci. Le support de bois peut résonner de différentes manières selon la manière que les blocs sont frappés, ce qui ajoute une richesse sonore intéressante.

Technicien Alain Fournier

RAMANCHURE DE PÊCHE

Cette installation sonore, éphémère et interactive a été réalisée par Tom Jacques et Josée Bourgoin dans le cadre des journées de la culture du Kamouraska. En création lors d’une courte résidence à Rivière Ouelle, immergés un lieu fortement imprégné de la pratique de la pêche à l’anguille, les artistes ont été en contact avec l’espace, le matériel ainsi que les pêcheurs entourant cette tradition puis se sont laissés inspirer de tous ces éléments pour réaliser l’oeuvre.

Les gens sont alors invités à déposer une balle de bois au début du parcours. Cette balle se déplace sur différentes textures sonores à l'aide de la gravité et est finalement récupérée à la fin du trajet dans un récipient.

Co-création avec Josée Bourgoin